
Chaque matin sans église
Sur le béton farouche
Entre l’ignorance et l’amour
Je me prosterne
Je me prosterne devant rien.
Quand je suis à ma juste place,
Instant, instincts, intermittences
De lumière et d’aveuglement
Je me prosterne
Je me prosterne devant tout
Henry Bauchau, Exercice du matin,
dans Le souffle de l’esprit, Actes sud, 1999