« Méditation » ?
▪Je pourrais utiliser le mot prière… mais dans le langage courant il sous-entend qu’on s’adresse verbalement au Seigneur, même quand les mots ne sont pas vocalisés. La pratique proposée ici n’est pas de l’ordre du dialogue, mais de la présence.
▪Je pourrais utiliser le mot oraison…. mais il ne rend pas compte de l’implication corporelle proposée dans la méditation : attention portée au corps, au souffle comme ancrage dans le présent.
▪J’utilise le mot méditation ou parfois assise silencieuse. Car il s’agit « juste » de cela : s’asseoir dans le silence et offrir sa présence nue.
Dans la pratique de méditation qui est proposée
▪ Il ne s’agit pas de devenir meilleur – même spirituellement – mais de se rendre à un rendez-vous d’amour gratuit
▪ Il ne s’agit pas de mériter la présence de Dieu par une technique quelconque mais de goûter son amour gratuit et infini
▪ Il ne s’agit pas d’avoir des idées intelligentes sur le divin ou de posséder les clés de la vie mais de se laisser dépouiller de nos représentations, de nos certitudes
▪Il ne s’agit pas de réfléchir, d’analyser, de mener une introspection mais d’accueillir ce qui se donne et d’être disponible
▪Il ne s’agit pas de faire le vide, mais d’offrir sa présence attentive à Dieu présent
▪Il ne s’agit pas de se réfugier dans sa bulle, mais d’entrer en relation avec ce qui est
▪Il ne s’agit pas de se relaxer mais d’être alerte, éveillé, présent, vivant
▪Il ne s’agit pas de s’entraîner à l’impassibilité, mais de devenir davantage sensible à la Vie
▪ Il ne s’agit pas de construire une bulle de bien-être mais de nous laisser décharger des fardeaux que nous ne cessons de ficeler sur nos épaules
Est-ce que je peux participer si je ne suis pas croyant(e) ?
La pratique ici proposée vise à entrer en présence du Présent. Ce Présent pour moi est le Dieu dont Jésus-Christ est le visage. Pour autant, je crois que pour nous offrir à cette Source aimante et en goûter la fécondité il n’est pas nécessaire de lui donner un nom. Peut-être aussi qu’un autre mot vous parle davantage : Source, Vie, Souffle, Autre, Lumière… et c’est bien comme cela.
Quel que soit le nom qu’on lui donne, ou l’absence de nom, le travail de la méditation consistera toujours, pour chacun, à s’ouvrir à l’Inconnu, à la Vie neuve et à renoncer à mettre la main dessus.
Si cette pratique vous attire, je vous invite à venir et à expérimenter : vous êtes les bienvenus.